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Published on juillet 10th, 2013 | by Etienne Gauthier

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France 5 – Jazz funeral pour la Nouvelle Orléans – Documentaire

source : blogs.rue89.com

Musiques Originales

JAZZ FUNÉRAL POUR LA NOUVELLE-ORLÉANS

diffusé le mardi 29 août 2006 à 16:45 Sur France 5

un film de David Doukhan et David Lemarchand

Fin de l’été 2005. l’ouragan Katrina ravage le sud des Etats-Unis et plus particulièrement La Nouvelle-Orléans, en Louisiane. Depuis, quelques artistes profondément attachés à leur ville tentent désespérément de sauver l’âme de leur chère capitale du jazz. Tous ont compris qu’il sera difficile de revenir arrière et beaucoup d’entre eux ont été contraints de se réfugier à Houston. Ce documentaire sera suivi d’un « C dans l’air » consacré à La Nouvelle-Orléans.

C’est sur un air de blues que défilent les terribles images de La Nouvelle-Orléans Il semble bien loin le temps de Louis Armstrong, Sidney Bechet et Charlie Parker. Après Katrina, saxophonistes, pianistes, guitaristes et chanteurs de gospel racontent avec émotion les répercussions désastreuses de l’ouragan sur leur vie quotidienne : instruments noyés sous les flots, partitions rongées par les eaux noires et putrides du Mississippi, possibilités de travail anéanties… inondée : ses maisons englouties, ses ruines recouvertes de boue, ses cadavres flottants et ses rescapés désespérés.

280px-Hurricane_Katrina_August_28_2005_NASAAu choc émotionnel s’ajoute l’angoisse du lendemain. Dix jours après le passage de Katrina, le légendaire quartier français est un vrai no man’s land. Les barrages de soldats ont poussé comme des champignons. Au détour des ruelles vides, on croise les forces de l’ordre, les secours et parfois des journalistes en quête d’infos. En fond sonore, le bruit des pales d’hélicoptères.Bourbon Street, mondialement célèbre pour son ambiance musicale 24 heures sur 24 et 365 jours par an, ressemble à une rue fantôme. Par instinct de survie, un petit orchestre isolé joue de la musique. Un vieil homme saoul agite un mouchoir blanc, comme le veut la tradition lors d’un « jazz funeral ». Il n’y a pas si longtemps encore, lors d’un enterrement jazzy, le cortège était suivi d’une seconde ligne de personnes dansant et chantant en l’honneur du défunt…
Trois mois plus tard, Bourbon Street revit progressivement, mais différemment. En effet, le jazz et le blues ont perdu leurs droits au profit d’un pot-pourri cacophonique. La programmation de concerts a chuté. l’ambiance a changé. Les passants sont moins connaisseurs, moins avertis.L’édition 2006 du mardi gras, une référence incontournable depuis cent cinquante ans, laisse un goût amer. Aucun « marching band » n’est venu, les étudiants ont pris courageusement le relais devant un public épars, mais la musique n’a pas la même tonalité.

Katrina a changé l’âme de La Nouvelle-Orléans
Chargée d’histoire européenne et de mélange, la culture de La Nouvelle-Orléans est unique aux Etats-Unis. Jusqu’à Katrina, pauvres et riches, Noirs et

 Blancs, créoles et Cajuns vivaient côte à côte. l’ouragan a provoqué l’exode massif des populations afro-américaines. Les familles les plus pauvres n’auront sans doute pas les moyens de financer un retour.


Six mois après Katrina, le quartier noir historique, le Lower Ninth Ward, considéré comme le vrai coeur et l’âme de la ville, est laissé à l’abandon et attire la convoitise des promoteurs immobiliers. Des centaines de maisons ont disparu sous l’eau, parmi elles celle de Fats Domino.

A la suite de la catastrophe, la population de La Nouvelle-Orléans a donc été contrainte de s’éparpiller aux Etats-Unis. En quarante-huit heures, celle de Baton Rouge est passée de 400 000 à 600 000 habitants.  

Au Texas, Houston a accueilli de nombreux réfugiés. Difficile d’oublier les visages des gens en détresse, entassés plusieurs jours dans son Astrodome. Etrangers dans leur propre pays, ils se trouvent déracinés. Huit cents artistes musiciens se sont installés à Houston pour continuer à vivre du jazz. Ici, les artistes de La Nouvelle-Orléans ont la cote : bars, restaurants et hôtels se les arrachent pour animer les soirées. Un travail rémunérateur, car le contrat de base, le « gig », équivaut à 150 dollars de l’heure. Soit deux fois, voire trois fois le salaire de Bourbon Street !

Même si l’envie ne manque pas, une bonne partie de la fine fleur musicale de La Nouvelle-Orléans n’est malheureusement pas près d’y retourner de sitôt.

Ariane Dadier


Diffusion : mardi 29 août 2006 à 16:45 (hertzien et TNT), samedi 2 septembre à 14:10 (hertzien et TNT), vendredi 8 septembre à 01:00 (câble, satellite et TNT).

Durée : 52′

Réalisation : David Doukhan et David Lemarchand
Production : France 5 / Maximal Productions
Année : 2006 Inédit

 

Partenariat Steinberg France 


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